jeudi 24 novembre 2016

Que penser de la société ?





Que penser de la société ? Elle sonne le glas de l'Humanisme, de la Femme et de l’Homme. A quoi bon un zest de spiritualité dans ce marasme individualiste ? Pourquoi poser ses pas dans ceux de la nature ? Rien ne nous y oblige, bien au contraire. Et l’être humain méprise de manière déchirante cette nature pourtant indissociable à sa propre vie. Il tourne le dos à la vie! Il doit pourtant son existence aux arbres, aux abeilles, aux montagnes, aux océans. Il a oublié. Et ?!?

La Terre suffoque, la voilà à bout de souffle, mais elle s’en remettra, nous laissant sur le bord du chemin, pauvres marionnettes sans cervelle. Elle se trouve aujourd’hui dévastée, pillée, exploitée, brulée par les pesticides et la bêtise-multinationale, par le profit et le désir de puissance. Il est question de produire plus, au détriment du bon sens. La Terre s’épuise, des espèces animales disparaissent, des plantes ne voient plus le jour, le cancer grignote l’humanité telle une pandémie, le nucléaire nous empoisonne de son danger invisible. Nous marcherons bientôt sur Mars et sur la tête.


Face à cette réalité, on nous parle du spectre de la crise, histoire de nous faire bien peur. La crise nous tient à la gorge et saigne nos libertés. Il nous faut travailler plus,  produire plus, consommer plus, réfléchir moins, détester les chômeurs et les pauvres, se taire. Petit robot, allume la télévision et abandonne-toi aux pitoyables jeux du cirque. Débranche ton esprit, ne soit plus critique. Deviens bête !

Pendant ce temps ? Le populisme s’installe. Fascisme édulcoré mais non moins violent, libéralisme décomplexé, tolérance bafouée, fraternité oubliée. Les hommes en instance de jugement prétendent au pouvoir, ceux qui se vantent « prendre  les femmes par la chatte » se retrouve à la tête de grandes puissances. On nous fait bouffer des idées de « réalisme économiques » aux goûts d’arômes artificiels. On nous demande de détester nos frères humains pour leurs différences. Et nous détestons !

Dans ce marasme, les questions primordiales sont jetées aux oubliettes. La Vie, centre de notre raison d’être, est mise au pilori. Pourtant, qu’est-elle réellement ? Un moment de souffrance à endurer face aux terrorismes ? Une tranche de viande jetée en pâture au lion-libéral ? Une parenthèse insipide à égrainer en cage ? L’attente de la fin ? La mort ?

Il est temps d’ouvrir les yeux et de refuser les idées de violence. Refuser les tomates en hiver et le vin aux mille pesticides. Refuser la nouvelle tablette, « parce qu’elle est tellement mieux que l’ancienne qui fait plouc ». Refuser cet immobilisme, cette désinvolture et l’aliénation de notre être.

Il y aurait tant de belles choses aux creux de nos mains.

Fabrice Mondejar – 23 XI 2016